Black Hole Papers : un journal indépendant consacré au Rap Français, à la culture et aux débats de société.

J'ai fondé ce site pour partager ma vision du Rap Français et mettre en lumière les rappeurs qui ont de la trempe.

Le rap n’est pas seulement une musique. C’est une parole, une écriture, une manière de voir le monde. Certains morceaux nous divertissent. D’autres nous renseignent. Les meilleurs vont plus loin : ils nous donnent matière à penser, documentent une époque, racontent un quartier, une condition sociale et peuvent parfois modifier notre manière de voir le monde. J’écoute encore aujourd’hui des morceaux découverts il y a plus de trente ans. Certaines phrases résonnent en moi comme si je les avais entendues hier. C’est ça, la puissance du rap.

Abandonner cette puissance aux seules mains de l’industrie ? Certainement pas. Chez Black Hole Papers, on s’intéresse à ce que dit le RAP, mais surtout à ce que le RAP dit de notre société.

Pourquoi j’ai fondé le journal Black Hole Papers ?

Dans chaque bande de potes, il y en a un qui est incollable sur le foot, un autre qui passe ses nuits sur les jeux vidéo et un autre qui dégotte tous les derniers sons en avant première. Le Rap ça toujours été mon truc. Tu peux être sûr d’une chose : chaque fois que je croise un pote que je n’ai pas vu depuis longtemps, la même question finit toujours par surgir au milieu de la conversation :

  Alors, il se passe quoi dans le game? T’écoutes quoi en ce moment?

J’ai toujours été le mec qui fouille, qui écoute, qui tombe sur un morceau, qui le saigne… puis qui le fait tourner. On est comme ça. Quand on tombe sur quelque chose de bon, le premier réflexe, : c’est de le partager aux frères. S’il y a bien un truc que j’ai pu constater, c’est que je suis beaucoup plus enclin à écouter un titre lorsqu’un poto me l’a recommandé. Au-delà de la découverte, je sais pertinemment qu’à notre prochaine rencontre, on finira forcément par en parler.

Puis les années passent. Le travail, la famille, les responsabilités occupent peu à peu davantage de place, et le temps à consacrer à ses passions se fait plus rare. On kiffe toujours autant le rap, mais on n’a plus forcément le temps de passer des heures à creuser pour dénicher les sons qui déboîtent au milieu d’un flux permanent de nouveautés. Et disons-nous la vérité : aujourd’hui, pour trouver du rap sévère, sincère, qui a de la trempe, ce n'est pas sur Skyrock que tu vas le trouver. Aujourd’hui, on le sait, tout se passe sur les réseaux : les bons sons sont là, perdus dans la masse. Encore faut-il avoir le temps de les dénicher.

Premier problème : comment suivre l’actualité du rap français sans passer des heures à chercher les bons sons ?

C’est en partie pour répondre à cette question que Black Hole Papers s’est imposé comme une évidence. Mais il y avait aussi l’autre face du problème : celle des rappeurs, et plus particulièrement des indépendants, dont beaucoup souffrent d’un cruel manque d’exposition.

Quand tu es rappeur indépendant, tout se paie

Je connais aussi l’autre côté de la barrière : celui du rappeur. Et s’il y a un problème que connaissent presque tous les artistes indépendants, c’est le manque d’exposition. Le B.A.-BA du rappeur, c’est : trouver ou produire une instru, écrire, enregistrer, mixer, masteriser, faire une pochette, tourner un clip, distribuer le morceau, communiquer…Tout demande du temps, de l’énergie et de l’argent.

Et une fois que tu as mis tes tripes dans ton œuvre, il reste encore une étape, la plus cruciale et parfois la plus frustrante : trouver un espace qui accepte de relayer ton travail, qui l’analyse, le critiquer et le fait découvrir. Et tout cela sans facture, sans placement déguisé, sans contrepartie. Parce que dès qu’un artiste doit payer pour qu’on parle de son morceau, le doute s’installe : est-ce encore une critique ou simplement de la publicité ?

Je voulais donc créer un espace où un rappeur puisse soumettre son travail sans avoir à débourser un centime pour être écouté, analysé ou chroniqué. Et de l’autre côté, offrir au lecteur une analyse claire et méthodique pour comprendre, ce qui fait la force d’un morceau ou, au contraire, ses faiblesses. La garantie : si Black Hole Papers te recommande un morceau, personne n’a payé pour qu’on te dise que c’est de la bombe.

Au fond, l’équation est simple : d’un côté, des auditeurs qui n’ont plus le temps de chercher les bons sons ; de l’autre, des rappeurs en cruel manque d’exposition qui ne demandent qu’à faire découvrir les leurs. Deux problèmes. Une réponse : Black Hole Papers.

Un journal à lire, à voir et à écouter

Black Hole Papers a été conçu pour celles et ceux qui aiment le rap français, mais aussi les idées, les histoires et les débats qui gravitent autour de lui.

Au menu :

ACTU : C’est tous les jours une brève pour te présenter un morceau, un clip ou un temps fort de l’actualité du rap français.

DÉLICATESSEN, : C’est  toutes les semaines un album passé à la loupe : ses forces, ses faiblesses et un seul objectif : savoir ce qu’il a vraiment dans le ventre.

LA LOI DES MACHETTES : C’est toutes les deux semaines une playlist, parce que le rap, ça s’écoute et nous, ce qui nous intéresse, ce sont les rappeurs qui découpent. Au menu : des classiques et des nouveautés, un condensé de rap français d’hier et d’aujourd’hui.

LA MÉGÈRE et LES FONDAMENTAUX, : C’est  tous les mois un article de fond pour prendre du recul. D’un côté, des portraits au vitriol de personnalités qui font ou ont fait le rap français ; de l’autre, des enquêtes pour répondre à des questions fondamentales, simples en apparence, mais bien plus complexes qu’il n’y paraît. Qu’est-ce que le rap ? Quelle est la mission d’un rappeur ? Comment analyser un morceau ? Qu’est-ce qui distingue un bon rappeur d’un mauvais ? Et j’en passe. Parce que le rap ne se raconte pas d’une seule manière, je vous ai préparé tout un programme : articles, podcasts, playlists, reportages et documentaires. Black Hole Papers, c’est un journal à lire, à voir et à écouter.

Indépendant. Donc libre.

Black Hole Papers est un journal indépendant. Pas de publicité.Pas de sponsor. Pas de label derrière la rédaction. Pas de rappeur qui paie pour obtenir une bonne critique. Ce choix impose des contraintes, mais il garantit quelque chose de beaucoup plus précieux : la liberté.

La liberté de défendre un artiste inconnu. La liberté de critiquer un artiste installé. La liberté d’aimer un morceau sans aimer l’album. La liberté de dire qu’un disque est mauvais. Et surtout, la liberté de développer une pensée qui ne dépend ni d’un annonceur, ni d’un label, ni d’une maison de disques, ni d’un quelconque parrain. Cette indépendance explique aussi le choix de notre modèle économique. Je préfère m’adresser à une communauté de lecteurs réellement concernés plutôt que de courir après des millions de clics.

Des lecteurs qui connaissent la ligne éditoriale de Black Hole Papers, comprennent ses critères, peuvent les discuter, les contester et, avec le temps, partager un socle commun qui permet d’aller plus loin dans le débat. Pas besoin d’être d’accord avec moi.

Subversif dans le ton. Académique dans la méthode.

Black Hole Papers est un journal avec une ligne éditoriale bien définie. Aimer le rap ne veut pas dire tout accepter au nom du rap. Bien au contraire. Je suis bien trop attaché à cet art pour laisser l’industrie décider seule de ce qu’il est, de ce qu’il doit devenir et des règles qui doivent le définir.

Pour moi, le rap est une activité noble. Une discipline. Un art de la parole. Et comme toute discipline, il mérite qu’on le prenne au sérieux, qu’on l’étudie, qu’on questionne son histoire et qu’on débatte de ses contours.

Black Hole Papers revendique un ton libre, cru, parfois provocateur. Mais derrière la forme, il y a une méthode. Des faits, des sources, de l’histoire, des critères clairement définis et des arguments qu’on peut discuter, contester ou démonter. On peut être irrévérencieux sans être insultant pour autant. Dire les choses crûment, oui, mais toujours avec des faits, des arguments et de quoi les défendre. Subversif dans le ton. Académique dans la méthode. C’est probablement la meilleure façon de résumer la ligne éditoriale de Black Hole Papers.

Il n’y a rien de plus puissant au monde...

S’il y avait une phrase à retenir pour me définir, ce serait celle-ci :

Il n’y a rien de plus puissant au monde que quelques mots posés sur une feuille de papier.

J’en ai l’intime conviction, parce que les écrits restent. Une idée formulée il y a cent, cinq cents ou mille ans peut encore parvenir jusqu’à nous aujourd’hui, traverser les époques et changer notre manière de voir le monde.

C’est sans doute pour ça que j’accorde autant d’importance à la plume des rappeurs. Une bonne rime peut faire sourire, frapper l’esprit par la force d’une idée, nous faire rêver ou voyager. Et surtout, elle peut traverser le temps : certaines phrases s’installent en nous et continuent de résonner dans notre for intérieur pendant des années

L’écriture occupe aussi une place centrale dans ma vie. J’écris des articles, je prépare des podcasts, je construis des reportages et, une fois les copies de mes élèves corrigées, je retourne écrire des chansons. Bref, gratter des rimes, organiser mes idées et les coucher sur le papier, je crois que c’est vraiment mon truc.

Black Hole Papers est né quelque part au croisement de toutes ces activités : écrire, rapper, analyser, transmettre. Si tu me demandes mon avis, il n’y a rien de plus stimulant. 

Qui est derrière Black Hole Papers ?

Mon prénom c'est Mohamed , mon nom de famille c'est Deyoko mais quand je prend le micro je suis Don Mo du Chromosome Kho, un rappeur indépendant originaire de Montrouge, dans le 92. Je me suis fait les crocs sur du Expression Direkt, du MA 3, du Fabe et du Démocrates D. Une école qui a forgé mon rapport au RAP : j’aime les flows turbulents, les rimes affûtées et les textes éclairés.

J’ai sorti mon premier projet, Origine du Monde, en 2006. Depuis, j’ai publié plusieurs projets en totale indépendance. Cette indépendance est essentielle pour moi, parce qu’elle me garantit une chose : la liberté de contenu. La liberté de choisir mes sujets, de défendre mes idées et d’utiliser les mots pour donner matière à penser. C’est ma conception du rap : un art de la parole dans lequel la forme sert le fond. C’est ce que j’appelle le Rap Franc Sévère.

Mais ma vie ne se résume pas qu’au RAP. Je suis également formateur, un métier dans lequel je retrouve quelque chose qui m’est cher : la transmission. Alors, quand je ne suis pas en train d’écrire des rimes, je prépare des cours, je corrige des copies ou je cherche simplement la meilleure façon de transmettre une idée. Après des années à écrire des chansons, constituer des playlists, partager mes critiques, analyser l’histoire du rap et débattre de cette musique pendant des heures, l’envie de réunir toutes ces passions au même endroit s’est imposée naturellement.

Pourquoi « Black Hole Papers » ?

J’ai toujours été fasciné par les Black Holes, les trous noirs. Ces objets célestes mystérieux dont la force d’attraction est telle que, passé l’horizon des événements, même la lumière ne peut plus s’échapper. Je doute que la science confirme mon intuition de mon vivant, mais je me représente les trous noirs comme des ascenseurs permettant de passer d’un ciel à un autre.

S’il y a bien une discipline qui, elle aussi, agit comme une force d’attraction, c’est le RAP. Certains sont happés par les instrus, d’autres par le flow, les lyrics, le message ou la personnalité du rappeur. Et pour beaucoup, c’est un peu de tout ça à la fois. Il existe mille façons d’être attiré par le rap, de l’écouter et de l’aimer. Toutes ont leur place dans l’univers de Black Hole Papers. Et parce qu’une passion prend encore plus de valeur lorsqu’elle se partage, Black Hole Papers est aussi un espace de discussion réservé aux membres : un lieu où l’on partage nos découvertes, confronte nos analyses et échange nos points de vue.

Et puis il y a Papers. Parce que je reste profondément attaché à l’écrit. Un journal informe, transmet des idées et laisse une trace. Une trace qui demeure et sur laquelle les générations futures pourront, à leur tour, s’appuyer pour comprendre, réfléchir et construire. Voilà toute l’idée derrière ce journal : t’inviter à t’interroger, te donner matière à penser et, je l’espère, élever ta perception.

Black Hole pour passer au niveau supérieur. Papers pour inscrire les idées dans le temps. Voilà pourquoi ce journal porte ce nom.

Ne t’abonne pas.

Si tu n’aimes pas le RAP, ne t’abonne pas.

Si tu n’as aucun goût pour la contradiction, ne t’abonne pas.

Si tu n’aimes pas lire, ne t’abonne pas.

Si les punclines ne te font aucun effet, ne t’abonne pas.

Et si tu n’aimes pas ma gueule… Ne t'abonne surtout pas.

Pour tous les autres : Bienvenue.

Prendre un abonnement à Black Hole Papers, ce n’est pas simplement débloquer des articles. C’est soutenir une démarche indépendante au service des auditeurs passionnés et des rappeurs qui ont de la trempe, qui ne dépend d’aucun label, d’aucune maison de disques, d’aucun annonceur ni d’aucun parrain.

C’est précisément cette indépendance qui nous permet de conserver notre liberté de ton. Alors, si tu veux découvrir des artistes, accéder à des critiques argumentées, prendre part aux débats et regarder le rap autrement, rejoins-nous. Prends ton abonnement et entre dans la dimension Black Hole Papers.

Mohamed Deyoko

Fondateur du site Black Høle Papers